Définition et principes de la sécurité passive

La sécurité passive, ou plus justement sécurité palliative ou sécurité secondaire, est composée de l’ensemble des éléments qui par leur présence ou leur fonctionnement peuvent minimiser la gravité d’un accident.

Appliquée à la sécurité routière, la sécurité passive se retrouve au sein des véhicules (dispositifs de sécurité, déformation de la structure, airbags, solutions de détection innovantes…) mais aussi sur la route.

Les supports à sécurité passive, dits « fusibles » sont des supports permanents d’équipements routiers conçus de manière à se casser, se déformer ou s’éjecter en cas d’impact par un véhicule en perdition.

Ainsi, un support de signalisation routière ne constitue plus un obstacle pour le véhicule. Ce dernier n’étant plus stoppé dans sa course, les conséquences de l’impact pour les occupants sont fortement réduites.

La sécurité passive est une notion qui s’est généralisée à l’international, mais aussi en France depuis les années 80.

UN CONCEPT ÉPROUVÉ

1ère apparition en 60-70 aux USA et en Scandinavie
1ères études en France en 1980

UNE DEVISE SIMPLE

« Ne pas aggraver une sortie de route »

UN OBSTACLE AFFAIBLI

Conciliant résistance mécanique aux intempéries et atténuation des impacts de véhicules

Les évolutions réglementaires

2015 a été une année charnière pour la sécurité routière en France et plus spécifiquement la sécurité passive. Les évolutions réglementaires vont permettre aujourd’hui de simplifier les démarches liées à l’installation de Systèmes de Sécurité Passive (SSP).

La période d’expérimentation imposait pour chaque cas d’installation de monter un dossier qui devait être validé par le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement).

Fin 2014, le CEREMA a réalisé une étude sur tous les supports installés pendant la période d’expérimentation.
En conclusion, il a donné un avis favorable à la mise en place de SSP, ce qui démontre un réel intérêt pour la sécurité routière. S’en est suivie une modification des arrêtés, qui a permis de rendre « normale » l’installation de SSP et de simplifier ainsi les démarches administratives.

L’annonce du plan d’action de 26 mesures pour lutter contre l’insécurité routière par Bernard Cazeneuve début 2015 a permis d’accélérer les choses. Parmi ces 26 mesures, la n°15 visait à « généraliser à terme l’utilisation des supports à sécurité passive ».

Évolutions réglementaire de la sécurité routière